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Christ

Dimanche 6 avril 2008
 
Icône réalisée par Sandrine

Ce n'est pas le Christ souffrant, mais ressuscité - le Pantocrator, le Roi de Gloire - qui inspire les premiers artistes chrétiens.
Il est indispensable ici de mentionner le Linceul de Turin, les études scientifiques menées depuis le début du siècle - Vignon et Wilson en tête - ayant démontré que ces premiers portraits de Jésus s'inspiraient très exactement du Visage visible sur le Saint Linge. Des carnets de croquis circulaient en Orient, afin que chaque icône réalisée respecte au mieux les traits du Linge, vénéré par tous les chrétiens d'alors comme véritable icône du Christ, "archeiropoiêtos", c'est-à-dire non faite de main d'homme .

Les couleurs utilisées pour cette icône provenant d'un monastère bulgare sont inhabituelles, le Christ dans sa représentation la plus classique étant vêtu habituellement d'une tunique rouge couverte d'un vêtement bleu.


Christ Pantocrator d'après une icône grecque du XVI s.


 Il bénit de la main droite tandis  que la gauche tient le livre des Evangiles fermé, orné de pierres précieuses. Il est le Verbe de Dieu.

 

Il porte une tunique (chiton) pourpre ornée d’un clave, bande verticale portée sur l'épaule, qui décorait la tunique romaine et était réservé aux hauts dignitaires. Ce vêtement pourpre est le signe de la royauté divine du Christ. Il est recouvert d’un vêtement bleu, couleur d’humanité, signifiant que le Christ a revêtu la nature humaine.

 

Le regard du Christ ne se dirige pas directement vers le fidèle, le Christ pose son regard au delà de tout ce qui est. De sa face rayonne un nimbe marqué de la croix dans laquelle apparaissent les abréviations de "Je suis celui qui suis".




Par Sandrine
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Mercredi 16 avril 2008

L’image du Christ "achéropoiète"

Cette représentation du visage du Christ est nommée "Mandylion" (littéralement :  linge, mouchoir) ou icône "achéropoiète" (non faite de main d’homme).
C’est, d’après la légende, la première et miraculeuse image du Dieu incarné.

Le 16 août, on célèbre dans la liturgie orthodoxe, la translation d’Edesse à Constantinople du "Mandylion" sur lequel est imprimé la Sainte Face du Christ.

   Image obtenue par les ingénieurs de la Nasa en 1978, à partir du Visage du Suaire de Turin.


Le prince d’Edesse, Abgar V, malade, aurait voulu que le Christ se rendît auprès de lui, afin de le guérir. Il lui envoya son serviteur et archiviste Hannan, en le chargeant de faire au moins son portrait, si le Christ ne pouvait pas se rendre à son chevet. Hannan essaya, en vain, de fixer les traits du Christ, ne pouvant peindre "sa gloire indicible". Jésus se fit alors donner de l’eau, lava son visage et l’essuya avec un linge sur lequel ses traits restèrent miraculeusement fixés. Hannan s’en retourna à Edesse avec le Mandylion, et Abgar fut guéri.

 

Pour certains auteurs, ce Mandylion ne serait que le Saint Suaire, aujourd’hui conservé à Turin, plié en sorte de ne laisser apparaître que le visage.

 

Quoiqu’il en soit, cette tradition de l’apparition de la première image du Christ est à l’origine de la transcription, par les iconographes, d’un type d’icône, qui a conservé ce nom d’achéropoiète.


Le Christ Mandylion
Russie centrale Fin XVIII° siècle Collection particulière

On remarque avant tout le blanc mandylion ornée de fleurs stylisées indiquant une origine provinciale de l’icône. La face du Christ est entourée du nimbe crucifère portant les lettres grecques signifiant "celui qui est", tandis que sur le mandylion figure les abréviations de Jésus Christ.

Sur ce type d’icônes, le cou n’est jamais visible. Les yeux fixent le spectateur et ont un relief particulier. La bouche est petite. La chevelure est toujours représentée ordonnée symétriquement de part et d’autre d’une raie centrale, pour s’achever en tresse de chaque côté, comme sur celle-ci. Sur certaines icônes plus tardives, la chevelure, au lieu de se terminer en tresses, s’achève en deux ou trois mèches effilées, pour rappeler les natures divine et humaine du Christ ainsi que la Trinité. La barbe forme deux pointes. Dans la tradition russe, elle est souvent représentée mouillée, pour rappeler que le Christ s’est lavé le visage avant de remettre le Mandylion imprimé. Cette allusion vaut souvent à cette icône l’appellation de "Spas mokraja boroda", c’est-à-dire "Le Sauveur à la barbe mouillée". L’ensemble est dans les teintes foncées, ainsi qu’il est prescrit, afin de donner une carnation plus évocatrice que réelle.

Dans une église orthodoxe, la reproduction du Saint Mandylion se trouve normalement soit au-dessus des "Portes Saintes" donnant accès au sanctuaire, soit au-dessus des "portes royales" qui séparent la nef du narthex.

Fresque  . Monastère en Bucovine (Roumanie)

Par Sandrine
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Mercredi 30 avril 2008

 Arbre de Jessé


L'arbre de Jessé est la représentation symbolique de la généalogie du Christ sous la forme d'un arbre dont Jessé, le père du roi David représente la racine. Ce thème iconographique est répandu au moyen-âge dans toute l'Europe.
En bas Jessé est représenté couché "un rameau sortira de la souche de Jessé, un surgeon jaillira de ses racines. Sur lui reposera l'Esprit du Seigneur", proclama au VIII s avant notre ère le prophète Isaïe. L' arbre s'épanouie en plusieurs registres et ses ramifications portent des fleurs en forme de calice : chacune accueille un personnage de l'ascendance du Christ.
L'arbre de Jessé illustre la continuité entre l'ancien et le nouveau testament et insiste sur l'enracinement terestre du Christ.
Par Sandrine
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