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Samedi 5 avril 2008
 

Icône réalisée par Sandrine

L'icône de la mère de Dieu tend à exprimer, par dessus tout, le mystère de la divine maternité (Théotokos), c'est à dire génitrice de Dieu, que le concile d'Ephèse a, en 431, attribué à la Vierge Marie.
 L'unité entre la Mère et le Fils est le signe et le rappel de l'unité entre le Créateur et la créature. 


C'est pour cette raison que le visage de la Vierge n'est pas défini, complété: la Mère de Dieu n'est pas un type de femme, mais la mère et la forme de tout être humain.
L'icône représente l'amour de l'homme pour le Christ, amour qui participe au mystère du salut. Dans cette expression d'amour, dépourvue de sentimentalisme, mais si riche d'intensité et de force dramatique, tout est composé de manière sereine et digne.C'est pour cette raison que le visage de la Vierge n'est pas défini, complété: la Mère de Dieu n'est pas un type de femme, mais la mère et la forme de tout être humain.
digne.

Sur le visage de la Vierge, et particulièrement dans le regard, se lit la gravité, la douleur, l'amour mais aussi une sereine acceptation de la volonté de Dieu.
La vierge porte une robe bleue, peu visible, signe de créature, recouverte d'un manteau pourpre, couleur de la royauté divine puisque Dieu l'a recouverte de sa divine attention pour être la Mère de Dieu (Théotokos).
L'abréviation grecque près de la vierge signifie 'Mère de Dieu'. Les étoiles qui marquent les épaules et le front de la Vierge signifient sa virginité avant, pendant et après la naissance du christ.
L'enfant Jésus porte un vêtement éclatant, signe de sa divinité. L'abréviation grecque près du Christ signifie 'Jésus Christ'

Par Sandrine - Publié dans : Vierge
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Samedi 5 avril 2008


Icône réalisée par Sandrine


Dans l'Art byzantin, les archanges sont présentés de face, le bâton d'émissaires divins dans une main, le globe portant le monogramme du Christ dans l'autre.


Par Sandrine - Publié dans : anges
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Samedi 5 avril 2008
 
 


Icône réalisée par Sandrine


Les Ecritures appellent saint Michel : "un des Premiers Princes" (Dn.10:13) et le chef des armées célestes qui combattirent les puissances infernales (Ap.12:7).
Il est à la tête des choeurs angéliques dans la vigilance, la concorde et l'unité.
Saint Michel arrêta le bras d’Abraham pour sauver Isaac, il guidait le peuple d'Israël lorsqu’il sortit d’Egypte. C’est lui qui était dans la fournaise ardente à Babylone, qui ferma la gueule des lions dans la fosse de Daniel, qui délivra les Apôtres de prison et qui tiendra la balance lors du Jugement Dernier.

Par Sandrine - Publié dans : anges
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Samedi 5 avril 2008

Icône réalisée par Sandrine


L’icône de la Trinité de Roublev est probablement la plus connue des icônes. Chef d’oeuvre de l’iconographie, elle est en même temps une catéchèse afin d’entrée dans le mystère de la Trinité.

André Roublev

C’est au XIVe siècle qu’un moine russe pieux, André Roublev, a écrit l’icône de la Trinité, telle qu’elle est connue. Un concile de l’Église orthodoxe russe, le Concile des Cent Chapitres de 1551, qui s’est penché sur la question des icônes, en finalisant les canons iconographiques, a reconnu en cette icône le modèle même de l’icône. L’icône de Roublev est un modèle car elle est une catéchèse sur Dieu, sans le représenter. Quand nous sommes devant cette icône, nous ne sommes pas devant une représentation de Dieu mais devant une catéchèse sur Dieu, et la piété de ceux qui vénèrent l’icône vénère, bien sûr, le mystère trinitaire.

L’hospitalité d’Abraham


L’inspiration géniale est venue à saint André Roublev (1360 ? - 1430 ?), qui, après avoir jeûné et prié pendant presque quarante jours, se met devant son chevalet. Une idée lui vient, l’histoire d’Abraham. Abraham, un nomade à qui Dieu promet depuis longtemps qu’il aura une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel (Genèse 15, 5). Mais Abraham vieillit, et sa femme aussi, puis il devient impensable de croire qu’ils auront un enfant. Alors Abraham utilisera la Loi ; il va vers Agar, la servante de sa femme, et Ismaël naît de cette union (Genèse 16, 1-15). Abraham s’imagine que Dieu a accompli sa promesse, jusqu’au jour où trois personnages se présentent devant sa tente, trois personnages qui lui disent : Dans un an voici que Sara ta femme aura un fils (Genèse 18, 10).

Une ou trois personnes ?

Paradoxalement, dans le texte biblique, parfois Abraham s’adresse aux trois visiteurs au singulier, parfois au pluriel. Les Pères de l’Église ont vu là une « pré-révélation » du mystère trinitaire. Trois personnages viennent donc chez Abraham et quand ils sont partis, Abraham constate qu’il a vu le Seigneur.

Comme d’autres iconographes avant lui, Roublev décide donc de se servir, comme inspiration de son icône, de l’histoire de la rencontre d’Abraham avec les trois étrangers au chêne de Mambré, lieu identifié comme celui de l’expérience.

L’icône de la Trinité dans son ensemble


Regardons maintenant l’icône dans son ensemble, telle que Roublev l’a créée. Les trois personnages entrent à l’intérieur d’un cercle, dont le centre est la main du personnage du milieu. Le cercle a toujours été un symbole de sainteté et d’éternité. On ne sait pas où commence le cercle, ni où il finit. Le cercle symbolise l’infini, l’éternité de Dieu, la plénitude absolue, sa sainteté. De plus, le cercle insère les trois personnages de l’icône dans une seule et même réalité tout en gardant les 3 personnages distincts.

Les 3 personnages

Revenons aux trois personnages de l’icône de la Trinité de Roublev. Ils ont exactement le même visage, un exploit au niveau artistique. Les visages sont identiques parce que les trois Personnes de la Trinité sont identiques dans leur nature ; elles sont différentes dans leurs rôles.

Plusieurs interprétations existe en ce qui concerne l’identité des trois personnages. Voici celle que je préfère : le personnage à gauche représente le Père ; le personnage du centre, le Fils ; et celui de droite, l’Esprit Saint. Il faut bien sûr préciser qu’il ne s’agit pas du Père, du Fils et de l’Esprit, mais le personnage qui me rappelle le Père, le personnage qui me rappelle le Fils, et le personnage qui me rappelle l’Esprit. Les personnages du centre et de droite regardent vers celui de gauche, qui se tient plus droit que les deux autres, parce que le Père est l’origine.

Défaut de perspective

Nous devons notons une particularité technique. En effet, bien que le personnage du centre soit placé derrière la table, l’iconographe n’a pas respecté les règles de la perspective ; le personnage a les mêmes dimensions, la même largeur d’épaule, il est égal aux deux autres. Il n’y a en a pas un des trois qui ne soit plus petit que les autres. L’iconographe connaissait bien les règles de la perspective, mais il ne les a pas appliquées, parce que justement les icônes représentent un monde qui dépasse les limites naturelles du visible.

Une invitation pour nous

Dans l’iconographie, la perspective est inversée ; le point de fuite vient vers le spectateur, plutôt que de s’éloigner de lui. Dans l’icône de la Trinité, la perspective inversée est visible surtout dans les trônes et les piédestaux des personnes de droite et de gauche. Ce phénomène met en avant la place vide autour de la table qui nous donne l’impression de nous invité

Les vêtements

Les deux personnages de droite et de gauche ont des vêtements plus transparents, plus légers que celui du centre ; ils sont plus « angéliques », parce que ces personnages ne se sont jamais manifestés dans la chair : le Père et l’Esprit.

Il est encore à noter que les ailes nous rappellent la nature spirituelle des personnages.

Les éléments d’appui


Les éléments d’appui nous permettent encore une fois d’identifier les trois personnages. En effet, il y a un objet derrière chacun :

 une maison derrière le personnage de gauche : la Maison du Père.

 un arbre derrière le personnage du centre (le Christ) : où la Croix se métamorphose en nouvel Arbre de Vie.

 un rocher derrière le personnage de droite (Esprit-Saint) : celui d’où jaillit l’eau de l’éternité, la grâce du Saint-Esprit. Le rocher dans la Bible, c’est la place forte, inébranlable, immuable, « éternelle » : notre appui sur lequel nous pouvons nous appuyer.

Notons encore que l’arbre et le rocher se penchent vers la gauche comme pour désigner le personnage de gauche.

Les couleurs

Il y aurait beaucoup à dire sur les couleurs mais retenons les éléments suivant :

La bleue en général relie le personnage à la divinité. Le vêtement bleu est au-dessus sur le personnage du centre, en dessous sur les deux autres. Ceci est pour montrer que le mystère de l’Incarnation est la grande théophanie, la manifestation de Dieu, la divinité du Christ, mystère central de la foi chrétienne. La divinité des deux autres personnages reste cachée et plutôt mystérieuse ; nous la découvrons par la foi. La foi identifie le Christ comme le Fils de Dieu et c’est par le Christ qu’on connaît le Père et l’Esprit.

 Le rouge représente soit le sang du Christ, qui a donné tout son sang pour la vie du monde, et celui des martyrs, soit l’effusion de l’Esprit Saint dans le feu de la Pentecôte. Par exemple, la Mère de Dieu est souvent représentée sur les icônes habillée en rouge foncé, presque brun, pour montrer qu’elle a été placée sous l’ombre de l’Esprit : L’Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre (Luc 1, 35).

 Le jaune est la couleur de la lumière.

 Le vert représente la vie. Le Saint Esprit de l’icône de la Trinité est représenté avec un vêtement vert parce qu’il est celui qui vivifie.

La coupe et le triangle


Au centre de la table du banquet de la Trinité, il y une coupe, la coupe du salut. À l’intérieur de la coupe, on aperçoit une tête d’agneau, ou, si l’on tourne la coupe vers la droite, on y perçoit le visage du Christ mort, comme sur le Saint Suaire de Turin. Ainsi, l’agneau symbolise à la fois l’Ancienne Alliance et le Christ, l’Agneau immolé, celui qui donne sa vie pour le salut du monde (cf. 1 Pierre 1, 19). Sur le devant de la table, on remarque un petit rectangle. Il représente le cosmos. Dieu est plus grand que le cosmos créé.

Par sandrine - Publié dans : anges
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