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Mardi 15 avril 2008

 

Aujourd'hui les historiens de l'art s'accordent à faire remonter l'origine de l'icône aux fresques étrusques et juives (plusieurs siècles avant le Christ) retrouvées sur les murs de certains édifices, lors de fouilles.

A l'origine, les fresques (représentations murales) étrusques et juives

On a retrouvé par exemple, en 1932, à Doura-Europos de Syrie, sur les murs d'une synagogue datant du IIIè siècle avant Jésus-Christ, des fragments de fresques représentant des scènes bibliques. De là viendrait l'origine de l'iconographie chrétienne. L'art des fresques retrouvées dans les catacombes romaines des tous premiers siècles après le Christ, serait la continuation de cette pratique de la peinture murale : "Habitués ainsi à l'ornementation de leur lieu de culte, les premiers juifs convertis continuèrent cet art de la fresque en osmose avec les civilisations grecques et romaines pour décorer les murs des maisons ecclésiales chrétiennes.

Les historiens iconographes considèrent l'art de la fresque comme étant l'origine même de l'icône. D'après le Maître iconographe Nicolaï Greschny : " Tous les types iconographiques se sont formés sur les murs et secondairement dans les manuscrits; mais ces derniers puisaient eux-mêmes dans la peinture murale" (1 ).

Dans la tradition byzantine, deux autres sources de l'iconographie

A partir de cet art chrétien des catacombes se développe une pratique qui devient, dès le VIè siècle (époque à laquelle remontent les premières icônes que l'on possède encore aujourd'hui, dont celles du monastère Sainte Catherine du Sinaï) très populaire : la prière devant  l'icône (ou image sainte). Mais dans la grande tradition byzantine de l'iconographie chrétienne, deux autres sources sont à signaler, pour expliquer le rôle si important de l'icône dans la prière et dans l'art de l'Eglise d'Orient :

- les icônes "achéropoïètes" (ou encore "tombées du ciel"), c'est-à-dire non faites de main d'homme :

dès le VIè siècle en effet, l'on commence à vénérer des icônes dont l'origine semble inconnue et très antérieure au VIè siècle. Parmi ces icônes, certaines sont même considérées comme miraculeuses, car non faites de main d'homme comme par exemple celle du Mandylion de la Sainte Face (dite "Image d'Edesse" car retrouvée dans une église d'Edesse) que l'on attribue à un don du Christ Lui-Même ;

- les icônes dites "de saint Luc l'Evangéliste":

en effet, chez les chrétiens des premiers siècles, la tradition courait que l'un des quatre évangélistes, saint Luc, qui était aussi médecin à l'époque du Christ, et portraitiste, avait peint plusieurs portraits de la Vierge Marie, d'après nature et dans trois attitudes différentes: la Vierge "Hodiguitria" (Celle qui montre le chemin), la Vierge "Eleousa" (ou Mère de miséricorde et de tendresse), la Vierge Orante (dite encore "platytera"). Quelques siècles plus tard ces trois modèles byzantins anciens deviendront la référence de la peinture d'icônes. Des canons stricts furent édictés au cours des premiers conciles de l'Eglise et s'appliquèrent à toutes les formes d'art sacré.

 

Par Sandrine - Publié dans : Histoire
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Lundi 14 avril 2008

La vénération d’icônes thaumaturges est une facette importante de la mentalité orthodoxe. Au Moyen Âge, ces icônes sont des symboles étatico-religieux importants, des palladiums ( Dans l’Antiquité, le palladium est un objet sacré dont la possession était considérée comme un gage de sauvegarde pour la cité qui en possédait un.)singuliers offrant la protection aussi bien à l’Empire byzantin qu’au royaume de Bulgarie, à une ville qu’à un monastère ou une famille particulière. La vie spirituelle de chaque chrétien orthodoxe est liée à de telles icônes, chacune étant considérée comme une protectrice personnelle lors des prières de guérison ou de sauvegarde. Dans le monde orthodoxe, les icônes sont aussi des reliques. Elles font l’objet de pèlerinages et disposent du pouvoir d’interférer avec le cours des événements naturels, dans des situations potentiellement dangereuses, de menace sérieuse pour toute la société, pour des communautés moins importantes ou pour la guérison d’individus. Les rituels de vénération moyenâgeux et contemporains sont similaires. En témoignent la vénération d’icônes extrêmement populaires en Bulgarie et les foules de pèlerins qu’elles attirent. Les pratiques cultuelles qui leur sont attachées soulignent la continuité des traditions culturelles orthodoxes et comblent un vide essentiel dans la vie spirituelle du Bulgare contemporain.
Article de Elka Bakalova. Institut des sciences de l’art Académie des sciences de Bulgarie

A voir en Bulgarie :
L’icône miraculeuse de la Sainte Vierge Petritziotissa du monastère de Batchkovo

 L’icône de la Vierge Portaïtissa du monastère de Rojen
 L’icône-reliquaire du monastère de Rila
 La Vierge Tricheiroussa du monastère de Troyan

 
 
 
Par Sandrine - Publié dans : Histoire
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Lundi 14 avril 2008

On ne peint pas une icône religieuse, on l'écrit...

L'écriture de l'icône religieuse respecte une série de canons, de principes et de symboles élaborés par la tradition pour renforcer le sens sacré de son message. Ces conventions sont indissociables de l'expression iconographique. Elles balisent un territoire au pouvoir évocateur très riche pour la création, le témoignage et la prière.

L'icône religieuse est donc le résultat d'un processus complexe de création.

Par Sandrine - Publié dans : l'écriture d'icône
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Dimanche 6 avril 2008
 
Icône réalisée par Sandrine

Ce n'est pas le Christ souffrant, mais ressuscité - le Pantocrator, le Roi de Gloire - qui inspire les premiers artistes chrétiens.
Il est indispensable ici de mentionner le Linceul de Turin, les études scientifiques menées depuis le début du siècle - Vignon et Wilson en tête - ayant démontré que ces premiers portraits de Jésus s'inspiraient très exactement du Visage visible sur le Saint Linge. Des carnets de croquis circulaient en Orient, afin que chaque icône réalisée respecte au mieux les traits du Linge, vénéré par tous les chrétiens d'alors comme véritable icône du Christ, "archeiropoiêtos", c'est-à-dire non faite de main d'homme .

Les couleurs utilisées pour cette icône provenant d'un monastère bulgare sont inhabituelles, le Christ dans sa représentation la plus classique étant vêtu habituellement d'une tunique rouge couverte d'un vêtement bleu.


Christ Pantocrator d'après une icône grecque du XVI s.


 Il bénit de la main droite tandis  que la gauche tient le livre des Evangiles fermé, orné de pierres précieuses. Il est le Verbe de Dieu.

 

Il porte une tunique (chiton) pourpre ornée d’un clave, bande verticale portée sur l'épaule, qui décorait la tunique romaine et était réservé aux hauts dignitaires. Ce vêtement pourpre est le signe de la royauté divine du Christ. Il est recouvert d’un vêtement bleu, couleur d’humanité, signifiant que le Christ a revêtu la nature humaine.

 

Le regard du Christ ne se dirige pas directement vers le fidèle, le Christ pose son regard au delà de tout ce qui est. De sa face rayonne un nimbe marqué de la croix dans laquelle apparaissent les abréviations de "Je suis celui qui suis".




Par Sandrine - Publié dans : Christ
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Dimanche 6 avril 2008
 

Icône réalisée par Sandrine

L'Annonciation est l'Annonce faite par l'Archange Gabriel à la Vierge Marie du mystère qui va s'accomplir en Elle : le Verbe de Dieu, né du Père avant tous les siècles, le Vrai Dieu né du Vrai Dieu, va s'incarner en Elle sans intervention humaine.
L'icône présente l'Archange-Messager dans un mouvement descendant suggéré par la courbe que forme l'aile terminée par le bras. Il transmet son message céleste à la Mère de Dieu qui est dans une attitude d'humilité toute réceptive

 

Par Sandrine - Publié dans : Vierge
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Dimanche 6 avril 2008
 
 


Icône réalisée par Sandrine


Evêque de Myre, en Asie Mineure, Saint Nicolas a reçu le titre de Thaumaturge, c'est-à-dire le "Faiseur de Miracles". Il est souvent représenté en évêque, vêtu du sticharion (tunique), du polystavrion (chasuble blanche couverte de croix noires car l'évêque est témoin de la Passion et de la Résurrection du Christ) et de l'omophorion (étole de laine blanche symbolisant la brebis égarée que le Bon Pasteur porte sur les épaules).
Il est protecteur des marins, car plusieurs fois dans sa vie, il sauve des bateaux en péril ou des marins tombés à l’eau. Lors de la famine de Myre, il convainct le capitaine d'un bateau chargé de grains de lui en donner une partie, tout en lui promettant qu'il n’y aurait pas moins de blé à leur arrivée.
Il est protecteur des enfants, car il a ressuscité, entre autres, des enfants que le boucher avait mis au saloir.
Il intervient au Concile Oecuménique de Nicée en 325 contre Arius, auquel il donne "une forte gifle". Exclus de la salle et ayant dû rendre son l'étole d'évêque, le président de l'Assemblée vit en songe le Christ donner à saint Nicolas l'évangéliaire et la Mère de Dieu lui rendre son étole en disant : "Demain vaincra Nicolas." Il fut rétabli dès le lendemain et Arius fut anathémisé.
Depuis la première Croisade ses reliques sont à Bari en Italie.

 

 

 

 

 

 

 

Par Sandrine - Publié dans : saints
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Dimanche 6 avril 2008
 


Icône réalisée par Sandrine


Saint Georges délivra la ville de Siline d’un dragon féroce, dévoreur de bêtes et d’enfants. Ce dragon vivait près d’un étang et exigeait en rançon des jeunes filles à dévorer. Quand il ne resta plus que la fille du roi à offrir au monstre pour sauver la ville, celle-là, revêtue des habits royaux alla à la rencontre du dragon. Elle croisa en chemin saint Georges et lui raconta son malheur. Georges, au nom du Christ, alla combattre le dragon, le vainquit, et délivra la princesse. La ville se convertit au Christiannisme.

Par Sandrine - Publié dans : saints
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Dimanche 6 avril 2008
 


Icône réalisée par Sandrine


Saint Dimitrios est représenté dans sa pose traditionnelle, sur un cheval rouge galopant . Sa main gauche tient les rennes, la droite enfonce la lance dans le corps de l'ennemi terrassé. Le saint est  désigné par l'épithète "grand commandant ".
Par Sandrine - Publié dans : saints
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Dimanche 6 avril 2008
 


Icône réalisée par Sandrine

Par Sandrine - Publié dans : Vierge
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Dimanche 6 avril 2008
 

Icône réalisée par Sandrine
 

Dans l’iconographie bulgare, il y a plusieurs schémas de la Sainte Vierge : les multiples nuances de son visage, de sa position et de son expression, correspondent à la grande variété  de ses archétypes émanant de la tradition. Son visage est calme et tendre, aux yeux grands et doux, au nez allongé et à la bouche très petite, ce qui est - selon le canon iconographique - le type de la beauté idéale spirituelle. Le visage est modelé par une profonde douceur. Le regard exprime tantôt une tristesse et un espoir, tantôt un état de poésie sublime et un chagrin évident, tantôt une bonté et une sensibilité, tantôt une attention pénétrante et un amour débordant, tantôt une inquiétude tendre et une concentration, mais il est constamment fixé sur l’être humain qui est devant l’icône, en l’invitant à la prière et en lui promettant compréhension, pardon et protection.

La Sainte Vierge Odygitria (Directrice ou Indicatrice) est celle qui indique la voie vers le ciel : le Christ. De la main droite, elle montre le petit Jésus qui est assis sur son bras gauche. Lui aussi, est tourné vers l’être humain en le bénissant de la main droite et en tenant un rouleau de papier dans la main gauche. Les trois étoiles sur la maphorie (le vêtement de dessus) de la Vierge - sur son front et sur les épaules - sont les symboles de la virginité triple de Marie : avant la naissance, lors de la naissance et après la naissance. En la regardant, le croyant ou le fidèle contemple la beauté et la sagesse divines auxquelles ne peut accéder la raison.

Par Sandrine - Publié dans : Vierge
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