Lundi 9 juin 2008

Icône attribuée à Andreï Rublev XV s


" Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus en disant : " Eloignez-vous de moi, parce que je suis un pécheur, Seigneur ! " Car la stupeur l'avait envahi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche des poissons qu'ils avaient faite; et de même Jacques et Jean, fils de Zébédée, qui étaient associés à Simon. Et Jésus dit à Simon : " Ne crains point; désormais ce sont des hommes que tu prendras. " Ils ramenèrent les barques à terre et, laissant tout, ils le suivirent."Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc 5,1-11.

L'apôtre Paul dit en s'adressant aux premiers chrétiens : « Frères, vous qui avez été appelés par Dieu, regardez bien : parmi vous il n'y a pas beaucoup de sages aux yeux des hommes, ni de gens puissants ou de haute naissance. Au contraire, ce qu'il y a de faible dans le monde, voilà ce que Dieu a choisi pour couvrir de confusion les sages... Ce qui est d'origine modeste, méprisé dans le monde, ce qui n'est rien, voilà ce que Dieu a choisi pour détruire ce qui est quelque chose » (1Co 1,26-28).

« Donne-moi, dit le Christ, ce pêcheur, donne-moi cet homme simple et sans instruction, donne-moi celui avec qui le sénateur ne daigne pas parler, même quand il lui achète un poisson. Oui, donne-moi cet homme. Lorsque je l'aurai rempli, on verra clairement que c'est moi seul qui agis. Certes, j'accomplirai aussi mon oeuvre dans le sénateur, l'orateur et l'empereur..., mais mon action sera plus évidente dans le pêcheur. Le sénateur, l'orateur et l'empereur peuvent se glorifier de ce qu'ils sont : le pêcheur, uniquement du Christ. Que le pêcheur vienne leur enseigner l'humilité qui procure le salut. Que le pêcheur passe en premier. »




par Sandrine publié dans : saints
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Vendredi 23 mai 2008

 Icône de Saint Cyrille et Méthode
réalisée par Mila

Cyrille et Méthode étaient deux moines partis de théssalonique au IXs pour évangéliser les pays slaves. Ils sont à l'origine de la création de l'alphabet cyrillique.


 

En 2002, le pape Jean-Paul II effectuait un voyage en Bulgarie .
« En Bulgarie, je rendrai visite au peuple né du témoignage des saints Cyrille et Méthode », annonçait le pape Jean-Paul II lors de l’audience à une délégation bulgare venue, comme chaque année mais avec quelques jours d’anticipation, pour la fête des saints Cyrille et Méthode, le 21 mai 2002.

Le 24 mai, il rencontrait à Sofia des représentants du monde de la Culture en disant : « Cette rencontre se déroule en un jour particulièrement significatif ; en effet, la Bulgarie célèbre aujourd’hui la fête des saints Frères Cyrille et Méthode, hérauts intrépides de l’Évangile du Christ et fondateurs de la langue et de la culture des peuples slaves. Leur mémoire liturgique revêt un caractère particulier, étant en même temps la ‘fête des lettres bulgares’. Cela ne concerne pas seulement les croyants orthodoxes et catholiques, mais permet à tous de réfléchir sur ce patrimoine culturel dont l’origine provient de l’action des deux saints Frères de Thessalonique ».

Jean-Paul II a consacré aux deux saints une encyclique, « Slavorum apostoli », à l’occasion du onzième centenaire de l’œuvre d’évangélisation des saints Cyrille et Méthode, 2 juin 1985 : il les a déclarés co-patrons de l’Europe avec saint Benoît.

Les catholiques représentent en Bulgarie quelque 74 000 habitants sur une population d’environ 8 millions, avec 5 évêques, 56 paroisses, 18 prêtres diocésains, et 37 religieux. Les religieuses sont environ 90 et les catéchistes 65. Les Orthodoxes représentent 37 % de la population et les Musulmans 12 %.

Les restes de Saint Cyrille sont conservés dans la basilique Saint Clément à Rome (Italie). Le président de la république de Bulgarie, Gueorgui Parvanov a demandé au Pape Benoît XVI lors d'une audience que ces restes soient transportés en Bulgarie. (23 mai 2005). A l'église Sainte Sofia à Sofia (Bulgarie) est conservée une relique inestimable : une partie d'une main de Saint Cyrille.

 


par Sandrine publié dans : Fêtes
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Jeudi 22 mai 2008

Cène. Ecole de Novgorod, Russie XV s


Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 6,55-58.

"Car ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang est vraiment un breuvage. Celui qui mange ma chair et boit mon sang, demeure en moi, et moi en lui. Comme le Père qui est vivant m'a envoyé, et que je vis par le Père, ainsi celui qui me mange vivra aussi par moi. C'est là le pain qui est descendu du ciel: il n'en est point comme de vos pères qui ont mangé la manne et qui sont morts; celui qui mange de ce pain vivra éternellement."


Depuis la réforme liturgique du concile Vatican II la Fête Dieu est appelée "Fête du Saint sacrement du corps et du sang du Christ".  La Fête du Corps et du Sang du Christ commémore l'institution du sacrement de l'eucharistie. Elle est un appel à approfondire le sens de l'eucharistie et sa place dans notre vie. Son sens est un peu différent de celui de la Fête Dieu qui était plus centrée sur l'adoration de la présence réelle du Christ. Au cours de la messe on est habituellement invité à communier au corps et au sang du Christ.

 

Comparaison entre les icônes byzantines et la peinture occidentale de la dernière Cène 

Dans les représentations byzantines, les personnages sont répartis autour d'une table ronde ou en demi-lune et non autour d'une table rectangulaire comme en occident. Cette image de la table est déterminée en partie par la forme de l'autel en orient.

Le Christ est situé habituellement à gauche de la table et non au milieu comme dans les représentations de la Cène en occident. Pour marquer la dignité de Jésus, ses pieds reposent sur un piédestal. 

Sur la table il y a une grande coupe ou l'on voit parfois un poisson. Il y a souvent trois coupes, ce qui rappelle le repas de la Pâque juive ou on buvait trois coupes. En occident on voit, habituellement comme à la messe, le pain et le calice et assez souvent l'agneau pascal.

Jésus tend la main pour bénir, tandis qu'en occident il tient souvent le pain ou la coupe, parfois une hostie.

L'attitude de Judas, ainsi que l'attitude de Jésus a son égard,  n'est pas la même sur les icônes et en occident. Sur les icônes, Judas, au milieu des apôtres, est penché sur la table, il tend le bras et met la main au plat. En occident, Judas est loin de Jésus, mais celui-ci lui tend souvent une bouché de pain ou une hostie.  

La représentation byzantine de la Cène est proche de la Pâque juive (les trois coupes, la bénédiction), tandis que la représentation occidentale est marquée par la célébration de la messe (place de Jésus au centre, le pain et le calice).

 

par Sandrine publié dans : Fêtes
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Lundi 19 mai 2008



























Icône réalisée par Sandrine d'après une icône de Roublev



Généralement appelé Michel dans notre langue, le plus fameux des Mikaël bibliques (ou Michaël : "Qui est comme Dieu") est l'un des trois anges dont les noms sont cités dans les livres canoniques.
La tradition judéo-chrétienne reconnaît l'archange Mikaël dans le "chef des armées de Yahvé" qui apparaît à Josué près de Jéricho (1), et déjà dans "l'Ange de Yahvé" qui marche devant le peuple de l'Exode (2). N'est-il pas en effet "le chef d'Israël" (3) ? Son "ange gardien" en quelque sorte, la Providence ayant doté chaque nation d'un tel "prince" (4). C'est dans ce rôle de protecteur du peuple israélite que Mikaël affronte par exemple "le chef des rois de Perse" (5), c'est-à-dire l'ange affecté à leur royaume; au même titre, il pourra être appelé à "fortifier" tel de ses auxiliaires angéliques dans les missions afférentes aux conflits entre Perse et Grecs (Yawan) évoqués par Daniel (6).
On retrouvera, nommément cité, ce même protecteur céleste dans la figure du "grand chef" surgi "au temps de détresse" que connut Israël sous Antiochus Epiphane (7)... Image du "temps de détresse" qui précédera la résurrection des morts à la fin des temps, et la Venue du Seigneur (8). Stratège du Royaume éternel en lutte contre les forces du mal, champion de la vraie "force tranquille" fondée sur la justice et la sagesse divines, tel que le montre Jude évoquant un débat qui l'oppose au diable "à propos du corps de Moïse" (9), ou chef de guerre vigoureux à la tête de l'armée des anges et vainqueur du Dragon de l'Apocalypse (10), Mikaël est sans doute aussi "l'archange" dont la voix annoncera le suprême avènement du Christ à la fin des temps (11).
Protecteur du peuple de Dieu dès l'ancienne Loi, il est tout naturellement tenu pour celui du nouvel Israël. Dès les premiers âges du christianisme jusqu'à nos jours, l'Eglise militante eut recours à son patronage : Rome (au VI° siècle) après Byzance (au IV° siècle), lui dédiait une basilique où "sa fête" était célébrée le 29 septembre (12)... jour choisi par Paul VI pour l'ouverture du concile de Vatican II en 1963. "Fille aînée" de l'Eglise, la France n'est pas en reste. Deux manifestations célèbres de l'archange marquent son histoire. Celle de 708, auprès d'Aubert évêque d'Avranches, est à l'origine de l'abbaye érigée sur le mont Tombe et devenue sous Philippe Auguste "la Merveille" où tous les rois de France firent pélerinage. Puis celle qui définit la mission libératrice de Jeanne d'Arc, à qui "saint Michel" se présentait lui-même en défenseur du royaume des lys... Celui-ci lui en sut gré au cours des âges : plus de cinq cents communes françaises furent vouées à son patronage, et soixante-sept portent encore son nom.

(1) : Jos 5,13-15
(2) : Ex 14,19 ; 23,20-23 ; 32,34 ; 33,2
(3) : Da 12,1
(4) : Ecq 17,17 ou 14 selon les versions; cf Dt 32,8 du texte grec
(5) : Da 10,13
(6) : Da 10,20-21 et 11,1b
(7) : Da 12,1-3
(8) : cf Mat 24,21-22 et 29-31 ; Marc 13,19-20 et 24-27 ; Luc 21,23 et 25-27 ; 1 Th 4,14-17 ; cf 1 Cor 15,22-23
(9) : Jude 9
(10) : Ap 12,7-9
(11) : 1 Th 4,16
(12) : La saint Michel est aussi célébrée le 8 mai, anniversaire d'une apparition de l'archange en 491 sur un éperon du massif du Gargano (aujourd'hui Monte S. Angelo, sur le littoral des Pouilles); les Français se souviennent que cette date du 8 mai fut celle de la libération d'Orléans qui inaugurait la mission de Jeanne d'Arc en 1429, et de l'armistice conclue à Reims en 1945, qui mettait fin à la seconde guerre mondiale en Europe.

Saint Michel prépare le temps où ce seront de simples bergers (telle Jeanne d'Arc) qui guideront les peuples et non les intelligentsia égoïstes et fières, rompues à la malice, étrangères à l'amour.
Saint Michel a pour mission de séparer le chaud du froid, le saint du corrompu, le bon grain de l'ivraie. Mollesse, tiédeur, apathie, lâcheté, sont jugées et fendues pour départager la lumière des ténèbres.
Combien de conjurations ténébreuses, combien d'acoquinements complaisants par l'or, le pouvoir, le sexe, la spiritualité facile, avec la Bête dominatrice ! Pleine de promesses et de fascination, elle a ce pouvoir d'enrager les brebis et de les faire hurler avec les loups qui les dévorent.
Combien de raisonnements hautains et pervers réduits d'un coup par l'humilité obéissante du Lieutenant de Dieu !
Sans son appui, comment demeurer fidèle au Christ ? Ange de la décision et ... du martyre, le glaive au poing, il accompagne indéfectiblement l'homme qui a choisi.


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par Sandrine publié dans : anges
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Dimanche 18 mai 2008


Icône de la trinité d'Andreï Roublev.
Russie XVs



Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu 28,18-20.

Et Jésus s'approchant leur parla ainsi : " Toutes puissance m'a été donnée dans le ciel et sur la terre. Allez donc, enseignez toutes les nations, les baptisant au nom du Père, du Fil et du Saint-Esprit, leur apprenant à observer tout ce que je vous ai commandé. Et moi, je suis avec vous toujours jusqu'à la fin du monde. "

 

 


Selon la doctrine de l'
Église, il y a en Dieu trois Personnes réellement distinctes, égales et consubstantielles c'est-à-dire indissociables, dans une seule et indivisible nature :

  le Père     le Fils  

  l'Esprit  

Cette Trinité chrétienne est cependant affirmée comme Mystère : la raison, laissée à ses seules lumières, ne peut arriver à la connaître, ni même, après la Révélation et dans l'acte de foi, à épuiser son sens.

L'Ancien Testament n'a pas révélé explicitement la Trinité, mais en suggère quelques aspects (thèmes de l'Esprit, du Messie, de la paternité de Yahvé).

Le Nouveau Testament (sans spéculer sur la Trinité)

   révèle le Père par le Fils dans l'Esprit.  

Les formules trinitaires ("Baptisez-les au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit", Matthieu 28, 19) sont moins frappantes par elles-mêmes que la vision d'ensemble qui se dégage à travers tous les textes.


L'Église eut à défendre cette Révélation contre deux positions extrêmes :
>>> dans la ligne de la division, on parvient à trois dieux (trithéisme) ;
>>> dans celle de l'unité, on arrive à nier la réalité des trois Personnes (unitarisme).
Les conciles de Nicée (325) et de Constantinople (381) ont précisé la doctrine trinitaire.
Les théologies occidentale et orientale ont une approche différente de ce Mystère :
>>>
les Grecs considérant d'abord les Personnes et remontant à la divine Unité,
>>>
les Latins partant de l'Unité et de là reconnaissant qu'elle fructifie en Trinité.


Les grands théologiens occidentaux de la Trinité sont saint Augustin et saint Thomas d'Aquin. Aujourd'hui, le renouveau théologique a spécialement étudié les rapports du croyant à chacune des Personnes divines, rapports par lesquels Dieu fait entrer les hommes dans 1'intimité de son Mystère.

Augustin, lorsqu'il traite de la Trinité, nous introduit dans le mystère de la vie intime de Dieu, mais aussi dans la vie intime de sa propre âme : cf. l'admirable prière de la fin du chapitre XV de La Trinité (XV, 28, 51) :

"Dirigeant mes efforts d'après cette règle de foi, autant que je l'ai pu, autant que tu m'as donné de le pouvoir, je t'ai cherché ; j'ai désiré voir par l'intelligence ce que je croyais ; j'ai beaucoup étudié et beaucoup peiné. Seigneur mon Dieu, mon unique espérance, exauce-moi de peur que, par lassitude, je ne veuille plus te chercher, mais fais que toujours je cherche ardemment ta face. O toi ! donne-moi la force de te chercher, toi qui m'as fait te trouver et qui m'as donné l'espoir de te trouver de plus en plus. Devant toi est ma force et ma faiblesse : garde ma force, guéris ma faiblesse. Devant toi est ma science et mon ignorance : là où tu m'as ouvert, accueille-moi quand je veux entrer ; là où tu m'as fermé, ouvre-moi quand je viens frapper. Que ce soit de toi que je me souvienne, toi que je comprenne, toi que j'aime ! Augmente en moi ces trois dons, jusqu'à ce que tu m'aies réformé tout entier."


Augustin constate l'impuissance de l'homme à dire ce mystère de la Trinité :

"Quand il s'agit de Dieu, la pensée est plus exacte que le discours et la réalité plus exacte que la pensée" (De Trin. VII, 4, 7)
par Sandrine
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Lundi 12 mai 2008


La sinaxe des Saints archanges (D'après une icône bulgare du XVIIIs)
  

                      
                                                           
                                 
                                                       
,                                                         
 


 Icône  réalisée par Sandrine






















Le mot "ange" signifie "messager". Les anges sont des esprits incorporels qui annoncent aux hommes la volonté divine. Les Anges habitent partout, mais, principalement au ciel, autour du Trône de Dieu. Ils sont ces intermédiaires, sans qui nous ne pourrions jamais sentir ni éprouver, même dans une infime mesure, la lumière Divine. Les Anges sont envoyés sur la terre pour le service des hommes.
Le nombre des Anges est incommensurablement grand, et Dieu a institué un ordre dans les Armées Célestes, ayant créé la Hiérarchie angélique.

Chaque degré angélique a une fonction précise. Le rang des Anges est le degré le plus proche de la condition humaine puis suivent les Archanges qui sont au nombre de sept:

L'archange Michel (nom qui signifie "Qui est comme Dieu")
L'archange Gabriel ("la Force de Dieu")
L'archange Raphael ("l'Aide, la guérison de Dieu")
L'archange Uriel ("le Feu et la lumière de Dieu")
L'archange Sealtiel ("la Prière de Dieu")
L'archange Jehudiel ("la Louange de Dieu")
L'archange Barachiel ("la Bénédiction de Dieu").



La sinaxe des Saints archanges est  l'assemblée des anges présidée par  Saint Michel, Saint Gabriel et Saint Raphael.


A propos de son ange gardien, Saint Padre Pio écrivait :
"O délicieuse intimité, ô bienheureuse compagnie ! Oh, si tous les hommes pouvaient comprendre et goûter ce don immense par lequel Dieu, dans l'excès d'amour qu'il porte à l'homme, nous assigne cet esprit céleste ! Souvenez-vous souvent de sa présence : il suffit de le regarder avec les yeux de l'âme ; remerciez-le, invoquez-le. Il est tellement délicat, tellement sensible ; respectez-le. Craignez de ne jamais offenser la pureté de son regard.
Invoquez souvent cet ange gardien, cet ange bénéfique, répétez souvent la belle prière : "Ange de Dieu, qui êtes mon gardien, vous à qui la bonté du Père m'a confié, éclairez-moi, gardez-moi, guidez-moi maintenant et toujours."
par Sandrine publié dans : anges
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Dimanche 11 mai 2008

"Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera, et nous viendrons à lui, et nous ferons chez lui notre demeure. Celui qui ne m'aime pas, ne gardera pas mes paroles. Et la parole que vous entendez n'est pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé" . Paroles de Jésus-Christ


Le jour de la Pentecôte révèle la catholicité de l'Église, son universalité. L'Esprit Saint manifeste sa présence par le don des langues. Il renouvelle ainsi, mais en l'inversant, l'événement de Babel (Gn 11), cette expression de l'orgueil des hommes qui veulent devenir comme Dieu et construire par leurs propres forces, c'est-à-dire sans Dieu, un pont vers le ciel, la tour de Babel. Cet orgueil provoque les divisions dans le monde et dresse les murs de la séparation. À cause de l'orgueil, l'homme reconnaît seulement sa propre intelligence, sa propre volonté, son propre coeur ; de ce fait, il n'est plus capable ni de comprendre le langage des autres, ni d'entendre la voix de Dieu.

      L'Esprit Saint, l'amour divin, comprend et fait comprendre les langues ; il crée l'unité dans la diversité. Ainsi, dès son premier jour, l'Eglise parle en toutes les langues. Elle est d'emblée catholique, universelle. Le pont entre ciel et terre existe bien : c'est la croix qui est ce pont, et l'amour du Seigneur a construit ce pont. La construction de ce pont dépasse les possibilités de la technique. La visée de Babel devait et doit échouer ; seul l'amour incarné de Dieu pouvait répondre à pareille visée...

      L'Église est catholique dès le premier instant de son existence ; elle embrasse toutes les langues. Le signe des langues exprime un aspect très important d'une ecclésiologie fidèle à l'Écriture : l'Eglise universelle précède les Églises particulières, l'unité vient avant les parties. L'Église universelle n'est pas une fusion secondaire des Eglises locales ; c'est l'Eglise universelle, catholique, qui engendre les Églises particulières, et celles-ci ne peuvent pas demeurer des Églises qu'en communion avec la catholicité. Par ailleurs, la catholicité exige la multiplicité des langues, la mise en commun et l'harmonisation des richesses de l'humanité dans l'amour du Crucifié.
 Sa sainteté le pape Benoît XVI

par Sandrine publié dans : Vie de jésus
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Dimanche 11 mai 2008

Vierge de Vladimir


Le 11 mai, mémoire de la DEDICACE ou INAUGURATION de la ville de CONSTANTINOPLE, gardée par Dieu et dédiée à la protection de notre souveraine la Très Sainte Mère de Dieu .

 

A de multiples reprises la Très-Sainte Mère de Dieu manifesta sa protection sur la ville impériale, qui était devenue, par ses magnifiques églises et ses innombrables Reliques de Saints, une anticipation de la Jérusalem céleste. En particulier, en 626, lors de l'attaque conjuguée des Avars et des Perses, l'icône de la Mère de Dieu repoussa miraculeusement les ennemis . Sous Léon l'Isaurien, elle renouvela un miracle semblable en chassant les Sarrasins qui assiégeaient la cité depuis trois ans. Et de même, en temps d'épidémies ou de calamités naturelles, elle ne cessa de montrer sa protection, jusqu'au jour où, conformément aux desseins insondables de la Providence, la Cité et l'Empire disparurent de la scène de l'histoire (1453), mais ils demeurent pour les Chrétiens des symboles du Royaume à venir qui n'aura pas de fin.

Lorsque Saint Constantin le Grand eut entouré de murailles et considérablement agrandi la ville de Byzance, qu'il avait choisie pour capitale de l'Empire chrétien, le 11 mai 330, après avoir solennellement dédié la cité à la Toute-Sainte Mère de Dieu, il prit, avec le Patriarche, la tête d'une grande procession, à laquelle se joignirent le Clergé et tout le peuple. Parvenu au Forum, on érigea au sommet d'une colonne de porphyre la statue de l'empereur, après avoir déposé dans sa tête les précieux Clous, avec lesquels le Christ avait été crucifié (cf. 6 mars), et à ses pieds les douze corbeilles qui avaient servi à recueillir les restes lors du miracle de la multiplication des pains. Dès lors cette fête fut célébrée chaque année avec faste, par une procession qui allait du Forum à Sainte-Sophie.
par Sandrine publié dans : Histoire
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Samedi 10 mai 2008

    » 
« « J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous n'avez pas la force de les porter maintenant. Il vous est bon que je m'en aille, car si je m'en vais, je vous enverrai un défenseur..., l'Esprit de vérité qui vous conduira à la vérité tout entière » (Jn 16,7-13)... 

"Ce don unique qui est dans le Christ est offert en plénitude à tous. Il ne manque nulle part, mais il est donné à chacun pour autant qu'il veut le recevoir. Cet Esprit Saint demeure avec nous jusqu'à la consommation des temps, il est notre consolation dans l'attente, il est le gage des biens de l'espérance à venir, il est la lumière de nos esprits, il est la splendeur de nos âmes. " Saint Hilaire, évêque de Poitiers, Docteur de l'Eglise





    Athos XVIs
 

                                             

                                                                                           Novgorod, Russie XV s  

 
Crète XV s

 

par Sandrine publié dans : Vie de jésus
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Jeudi 8 mai 2008

" Marie de Nazareth, icône de l'Église naissante, nous montre que chacun de nous est appelé à accueillir le don que Jésus fait de lui-même dans l'Eucharistie."
Sa sainteté le pape Benoît XVI


  Que la très Sainte Vierge Marie soit la Médiatrice de toutes les grâces, ce n'est pas une doctrine nouvelle, et l'Office et la Messe approuvée par le pape Pie XI ne sont que la confirmation officielle d'une vérité qui découle de la Maternité divine de Marie et de tout le plan de Dieu dans l'ordre de notre salut. Cette fête était de plus en plus dans les voeux des serviteurs les plus fervents et les plus éclairés de la très Sainte Vierge; elle dérive de toute la doctrine de l'Église, de l'enseignement des Docteurs et des Saints; il suffit de nommer, parmi d'autres, saint Éphrem, saint Bernard, saint Bernardin, saint Louis-Marie Grignion de Montfort, dont le Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge est, en quelque sorte, l'illustration magnifique de cette Médiation universelle de la Mère de Dieu.

      Le titre par excellence de Marie, Sa gloire suprême, le principe de toutes Ses grandeurs et de toutes Ses vertus, c'est Sa Maternité divine. Si la tradition de l'Église L'appelle la Trésorière du Royaume des Cieux, la Toute-puissance suppliante, la Dispensatrice de la grâce, la Corédemptrice, la Reine du Ciel et de la terre, etc., c'est en raison de Sa divine Maternité. Mais le titre qui semble le mieux résumer tous les autres et le plus heureusement exprimer la mission de la glorieuse Mère de Dieu, c'est celui de Médiatrice de toutes les grâces, Médiatrice d'intercession, et de plus, Médiatrice de dispensation et de distribution de toutes les grâces. C'est bien à cette doctrine que reviennent ces paroles des plus grands docteurs et serviteurs de Marie: "Tout ce qui convient à Dieu par nature convient à Marie par grâce... Telle a été la Volonté de Dieu, qu'Il a voulu que nous recevions tout par Marie... Tous les dons, vertus, grâces du Saint-Esprit Lui-même, sont administrés par les mains de Marie, à qui Elle veut, quand Elle veut, autant qu'Elle veut..." Toute la Liturgie mariale suppose ou exprime la doctrine de Marie Médiatrice universelle de toutes les grâces.

 « Si tu la suis, tu ne dévies pas. Si tu la pries, tu ne désespères pas. Si tu la consultes, tu ne te trompes pas. Si elle te protège, tu ne crains riens. Si elle te conduit, tu ne te fatigues pas. Si elle t’est favorable, tu parviens au but. »

 

St Bernard



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par Sandrine publié dans : Vierge
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